Un Lieu

 

L'horreur nazie et ses camps de concentration n'ont pas épargné la Belgique.

Le Fort de Breendonk en est une preuve à la fois émouvante et parlante.

Il s'agit en effet de l'un des camps nazis les mieux préservés d’Europe.

 

  Un Symbole

 

Breendonk n’est qu’un point dans l’univers concentrationnaire où s’est révélé cette même volonté d’anéantissement de l’individu, ce même objectif d’asservissement et de négation de la personne humaine.


D’après BEDARIDA, F.,
Le nazisme et le génocide, Paris, 1989


De septembre 1940 à septembre 1944, environ 3500 détenus ont séjourné à Breendonk. La majesté du site, son aspect dantesque en font le symbole perpétuant le souvenir des souffrances, des tortures, de la mort de tant de victimes. Breendonk, quoique petit en comparaison d’autres fut un vrai camp où la barbarie nazie fut poussée à son paroxysme.

 

  Une cause

 

Bien que l’histoire de Breendonk, la guerre et l’après-guerre n’incitent pas à l’optimisme, nous voulons offrir un message d’espoir, comme ces hommes qui ont offert à l’humanité la déclaration universelle des droits de l’homme. La défense et le respect de ces droits. Voilà notre cause.


« Le prisonnier politique », statue
en bronze de Iancelevici (1947)

 

  Un lieu d’ouverture et de rencontre

 

Le Mémorial est un lieu où règne l’ouverture la plus complète. Ouverture tout d’abord à ceux qui, d’une manière ou d’une autre ont lutté pour la liberté ; se sont opposés à l’oppression ; ont souffert, victimes du racisme et du fanatisme aveugles : Anciens Combattants, résistants, prisonniers de guerre, déportés de toute nature, Juifs résistants et victimes de la Shoah, ... Et bien au-delà, à tous ceux qui, animés du même idéal de démocratie trouvent à Breendonk les raisons de leur action.


« Jour de la démocratie », 13 mai

Nous livrons à votre attention le témoignage suivant :

Portant le numéro 2470, Léon-Ernest Halkin, professeur d'histoire à l'université de Liège et résistant. Il est amené à la chambrée 6.

Il raconte: “Toutes les classes sociales, toutes les professions, toutes les opinions sont représentées. Les Flamands pardonnent aux Wallons de ne pas être Flamands, les manuels ne méprisent pas trop les intellectuels, et les croyants peuvent prier sans risque d’éveiller l’ironie des communistes. Un même esprit rapproche et réunit tous ces hommes, égaux devant l’Allemand et devant la mort. Je n’ose pas l’appeler patriotisme, mais bien amour de la liberté. Peu à peu, la communion dans la souffrance crée une véritable intimité, les barrières s’abaissent, les préjugés s’effacent, la méfiance s’oublie et de belles amitiés se nouent malgré le cadre infiniment antipathique dans lequel il nous faut vivre.”

 

  Un centre d’enseignement et de pédagogie

 

Nous accueillons entre 60.000 et 65.000 élèves annuellement. Compte tenu de l’abondance d’informations qu’il recevra au cours du parcours, il est clair que le jeune pourra se faire une idée précise de l’histoire, surtout si, par une collaboration bien structurée avec le Musée Juif de Malines, les spécificités de la persécution raciale et de la persécution politique sont bien établies.

 

  Un centre culturel

 

Les œuvres d’anciens détenus de Breendonk tels Jacques Ochs et Wilchar, sont exposées, ouvrant la porte à toute manifestation culturelle s’inscrivant dans nos objectifs et respectant notre éthique.

Jacques OCHSWillem Pauwels dit WILCHAR