En 1938, le directeur de l’Académie des Beaux-Arts de Liège, dessine une caricature de Hitler aux mains sanguinolentes dans le périodique « Pourquoi Pas ? ». Il est dénoncé et arrêté à son bureau le 17 novembre 1940.
Après un passage à la prison liégeoise Saint-Léonard puis au siège de la Gestapo, avenue Louise, il est enfermé à Breendonk sous le numéro 56. Il y restera du 6 décembre 1940 au 20 février 1942. A la demande du commandant du camp, Filip Schmitt, il y croque au fusain des dizaines de détenus et nous livre quelques scènes dont il est le témoin privilégié. Il devait donner son travail quotidiennement aux SS, mais en réalité il réalise des copies qu’il subtilise à ses gardiens. Il tombe malade et est emmené à l’Hôpital militaire d’Anvers d’où il est libéré sur intervention de la Reine Elisabeth le 20 février 1942. |